Vivre et l'écrire

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Une question de temps (2/2)

Pour Nuno, la question du temps est également cruciale dans le cadre de son enquête puisque Alexandre Darrieux est mort après avoir subi un processus de vieillissement accéléré dans la rue Edgar Poe.

 

La grand-mère d’Alexandre, Héloïse Delaunay, éprouve une peur panique du temps qui passe, et cela devient même pour elle une véritable phobie qui se manifeste par une aversion pour les montres et pour tout objet mesurant le temps. Son habitude de ne se vêtir que de grandes robes d’un autre siècle est également un signe de son refus de voir le temps s’écouler. Par ces subterfuges, elle se donne ainsi l’illusion de vivre hors du temps ou du moins d’être en mesure d’arrêter sa marche. L’intérieur de sa maison est à son image, un lieu où le temps semble s’être figé, impression accentuée par la présence dans son salon d’une vieille horloge dont le balancier a cessé de battre la mesure du temps et qu’elle désigne comme une horloge «morte». Son goût pour les vêtements d’un autre âge est une manie que l’on retrouve chez Romuald de Münchhausen qui, lui, est costumé à la manière d’un gentilhomme du XVIIIe siècle.

 

Pour l’astronome Hubert-André Tolkien, le temps est un sujet d’étude. Il s’intéresse plus particulièrement aux paradoxes temporels. Lorsqu’il fait la connaissance de l’inspecteur Korrigan, il lui cite en exemple le paradoxe de Langevin, connu également sous le nom de « paradoxe des jumeaux » qui imagine la séparation de deux frères jumeaux dont l’un reste sur Terre tandis que l’autre embarque dans une fusée spatiale. Ce dernier va voyager pendant deux ans à une très grande vitesse proche de celle de la lumière avant de décider de rentrer sur Terre. A son retour, il découvre que son frère est devenu plus âgé que lui, car sur Terre, plusieurs dizaines d'années se sont écoulées. Le temps est passé beaucoup plus lentement pour celui des deux frères qui a fait ce voyage.

 

La Guilde des Gardiens de la Mémoire des Contes et l’Institut de la Pyramide sont deux organisations qui luttent d’une certaine façon contre le temps.

 

La Guilde cherche à empêcher que le temps n’efface de la mémoire des hommes les œuvres littéraires et leurs auteurs. Par leurs multiples actions, les Gardiens entendent ainsi à sauver de l’oubli le patrimoine littéraire légué par leurs ancêtres.

L’Institut, pressé par l’urgence des situations qu’il doit gérer, est en lutte permanente contre le temps. On retrouve cette préoccupation liée au temps dans la double mission que se donne l’organisation de résoudre des énigmes scientifiques et d’œuvrer pour le bien-être des populations défavorisées en leur permettant d’acquérir un savoir et des techniques capables d’assurer une autonomie ainsi qu’un meilleur avenir. C’est donc un travail basé sur le long terme, qui mise essentiellement sur la formation.

 

« C’était un travail de longue haleine, mais Sarah restait convaincue que cela en valait la peine malgré les difficultés auxquelles ils étaient confrontés. Le savoir était à la base de tout, disait-elle. »



07/12/2016
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