Vivre et l'écrire

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Santé !

Vous avez certainement remarqué que lorsqu’on vous prescrit des médicaments, il vous en reste presque toujours sur les bras à la fin de votre traitement. Au mieux le restant de vos médicaments finiront inutilisés quelque part chez vous, au pire ils seront jetés à la poubelle et iront grossir le monticule de déchets que l’on produit chaque jour. Dans les deux cas, cela aboutit à du gaspillage. Alors que faire ?

Admettons que vous ayez à prendre un comprimé par jour pendant 15 jours. Au lieu de se faire prescrire une ou plusieurs boites entières de ces comprimés, pourquoi ne pas faire en sorte qu’il soit possible de se faire prescrire uniquement ces quinze comprimés et pas un de plus ? On n’y trouverait pourtant que des avantages :
- On ne paierait que le prix de ces quinze comprimés et non plus le prix de la boite entière.
- On serait remboursés sur la base des comprimés effectivement consommés et non plus sur la base de la boite complète.

Ainsi tout le monde y trouverait son compte : nos dépenses de santé ainsi que celles de la Sécurité Sociale seraient moins élevées. Tout le monde ferait des économies sans que cela se fasse aux dépends de notre santé ni de notre système de santé.

De plus ce mode de fonctionnement nécessiterait un conditionnement moins important : on ne repartirait de la pharmacie qu‘avec la plaquette de comprimés nécessaires accompagnée de la notice. L’emballage serait réservé aux pharmaciens afin de rendre plus commode le rangement et le stockage des médicaments. Cette mesure serait en outre une mesure écologique puisque ce serait autant d’emballages en moins qu’il nous faudrait jeter.

Ce mode de fonctionnement ne suffirait certainement pas à combler le déficit de la Sécurité Sociale mais il contribuerait à l’amoindrir. Et il serait sans nul doute bien plus juste que la politique actuelle qui consiste à dérembourser des médicaments dont plusieurs le sont en dépit du bon sens puisqu’ils n’appartiennent pas à la catégorie de médicaments dits « de confort » et qu’ils s’avèrent efficaces ! Il s’agit d’une mesure injuste qui lèse autant notre santé que notre porte-monnaie, sans pour autant régler le problème du « trou de la sécu ».

Mais alors, pourquoi ce système n’est-il pas appliqué en France alors qu’il a déjà été adopté par d’autres pays (c’est donc techniquement réalisable, je n’invente rien. C’est avant tout une affaire de volonté politique) ? Certainement parce ce système rencontrerait l’opposition farouche des puissantes industries pharmaceutiques. Grandes perdantes de cette nouvelle organisation, elles feraient moins de profits sur notre dos et sur celui de notre système de santé et auraient tout intérêt à s’opposer à l’instauration de ce nouveau mode de fonctionnement par tous les moyens.

Publié sur Facebook le 21/03/10



21/10/2015
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